Ce que les formations ne disent pas (réalité terrain)
Le dropshipping est souvent présenté comme un modèle simple : pas de stock, pas de logistique, marges rapides.
Mais appliqué à l’Afrique — et notamment à la Côte d’Ivoire — ce modèle se heurte à des contraintes logistiques, douanières et culturelles que beaucoup sous-estiment.
Cet article vous explique ce qui fonctionne réellement, ce qui ne fonctionne pas, et comment adapter le modèle à l’Afrique.
🔍 Rappel rapide : c’est quoi le dropshipping ?
Le dropshipping consiste à :
- vendre un produit en ligne,
- encaisser le paiement,
- puis commander le produit chez un fournisseur (souvent à l’étranger),
- qui expédie directement au client final.
👉 En théorie : simple.
👉 En pratique (Afrique) : beaucoup plus complexe.
❌ Pourquoi le dropshipping “classique” échoue souvent en Afrique
1️⃣ Délais de livraison trop longs
- Fournisseurs souvent en Chine ou en Europe
- Délais réels : 15 à 45 jours
- Clients africains peu patients sur les délais non maîtrisés
👉 Résultat : annulations, litiges, mauvaise réputation.
2️⃣ Problèmes douaniers fréquents
- factures absentes ou incorrectes,
- valeur sous-déclarée,
- produits interdits ou réglementés.
👉 Le colis peut être bloqué ou surtaxé, sans que le client comprenne pourquoi.
3️⃣ Paiement à la livraison incompatible
Le dropshipping repose souvent sur :
- paiement en ligne,
- cartes bancaires.
En Afrique :
- le paiement à la livraison (COD) domine,
- beaucoup de clients refusent les paiements anticipés.
👉 Modèle incompatible sans adaptation.
4️⃣ Retours quasi impossibles
- retourner un produit à l’étranger coûte cher,
- délais longs,
- litiges difficiles à gérer.
👉 Le SAV devient un cauchemar logistique.
✅ Quand le dropshipping peut fonctionner en Afrique (cas réels)
✔️ Modèle hybride (recommandé)
- stock minimum local (Abidjan, Dakar, Accra…),
- livraison locale rapide,
- réassort depuis l’étranger.
👉 C’est la seule version viable à long terme.
✔️ Produits adaptés
- petits volumes,
- forte valeur,
- non réglementés,
- peu fragiles.
Exemples
- accessoires,
- gadgets légers,
- produits digitaux + physiques combinés.
✔️ Zones limitées au départ
- une ville principale (ex : Abidjan),
- extension progressive.
👉 Vouloir couvrir tout un pays dès le départ est une erreur.
💡 Alternatives plus réalistes au dropshipping pur
- E-commerce local avec stock réduit
- Précommande + livraison différée
- Import groupé + distribution locale
- Marketplace locale spécialisée
👉 Ces modèles sont plus lents au départ, mais beaucoup plus stables.
⚠️ Les promesses trompeuses à éviter
- “Livraison partout en Afrique en 7 jours”
- “Zéro stock, zéro problème”
- “Automatisé à 100 %”
- “Même modèle qu’en Europe”
👉 Ces discours ignorent la réalité africaine.
🧠 Verdict : opportunité ou illusion ?
👉 Le dropshipping pur est une illusion en Afrique.
👉 Le dropshipping adapté (hybride) est une opportunité réelle, mais :
- plus complexe,
- plus logistique,
- plus terrain.
🎯 Comment Abidjan Express peut vous aider
Abidjan Express accompagne les entrepreneurs pour :
- comprendre les limites réelles du dropshipping,
- mettre en place des schémas logistiques viables,
- organiser le transport international + livraison locale,
- éviter les erreurs coûteuses avant de lancer.
📩 Besoin d’un avis réaliste ou d’une orientation logistique ?
👉 contact@abidjanexpress.com



